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Colossus : l’ordinateur qui a aidé à gagner la Seconde Guerre mondiale

🇺🇸 IEEE Spectrum ✦ Résumé & traduction IA 25 July 2026 04h10
🇺🇸 Source originale : IEEE Spectrum

En 1941, un opérateur radio britannique a intercepté un message mystérieux sur les fréquences militaires allemandes. Ce son, qualifié de ‘musique étrange’, a conduit à la création de Colossus, le premier ordinateur électronique programmable au monde.

Un jour d’été en 1941, une opératrice radio britannique a capté un signal inattendu sur les fréquences militaires allemandes, décrit dans un rapport ultérieur comme une ‘musique étrange’. Ce signal était en réalité un code binaire transmis à grande vitesse, issu d’un nouveau système de cryptage et de transmission développé par les ingénieurs allemands, bien plus avancé que la célèbre machine Enigma, brevetée en 1920. Pour déchiffrer ce code complexe, l’ingénieur Tommy Flowers a conçu Colossus, un ordinateur électronique programmable de grande envergure, installé au quartier général de décryptage britannique à Bletchley Park, à environ 80 kilomètres de Londres. Colossus, qui pesait près d’une tonne, est aujourd’hui commémoré comme un jalon de l’IEEE, avec une cérémonie de dédicace prévue le 29 septembre à Bletchley Park. Les meilleurs cryptanalystes britanniques se sont rapidement penchés sur cette ‘musique’ interceptée. Bien que l’identification du code comme un teletype crypté ait été relativement simple, le véritable défi consistait à comprendre le fonctionnement de la machine de cryptage, qui était alors un mystère. Les Britanniques ont découvert à la fin de la guerre que cette machine avait été fabriquée par l’entreprise d’ingénierie berlinoise C. Lorenz, mais en 1941, elle restait une boîte noire. Les cryptanalystes l’ont surnommée ‘Tunny’, en référence au thon, poursuivant ainsi la tradition de noms de code animaliers, comme Dolphin et Porpoise, utilisée pour Enigma. Les machines Enigma utilisaient trois ou quatre roues de cryptage, et les codebreakers ont supposé que Tunny fonctionnait également avec un système de roues rotatives. Un indice crucial est apparu dans les messages interceptés, tous commençant par une liste non codée de douze noms allemands courants, dont Anton, Bertha, Conrad et Dora. Les cryptanalystes ont conjecturé que Tunny avait douze roues et que ces noms guidaient l’opérateur pour choisir la combinaison à utiliser avant de déchiffrer le message. Un tournant majeur est survenu lorsque John Tiltman, responsable de la section de recherche à Bletchley Park, a analysé deux messages interceptés de 1200 caractères chacun. Étonnamment, les deux commençaient par la même séquence de noms. Le second message étant une réécriture du premier avec quelques différences mineures, Tiltman a réussi à déchiffrer ces deux messages grâce à un mélange de déduction et d’intuition. Les 1200 associations de caractères entre le texte codé et le texte clair ont fourni suffisamment d’informations pour déduire le fonctionnement de la machine Tunny, grâce à Bill Tutte, un jeune cryptanalyste qui a passé des semaines à examiner ces données. Ainsi, grâce à Colossus et à l’ingéniosité des cryptanalystes britanniques, le cours de la guerre a été profondément influencé, permettant une meilleure compréhension des communications allemandes.

Source originale :
IEEE Spectrum
— Article résumé et traduit automatiquement par IA.
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