La guerre en Iran et la fermeture stratégique du détroit d’Hormuz font grimper les prix des combustibles fossiles. Cela pourrait avoir des répercussions significatives sur le marché des plastiques, déjà en tension.
La récente escalade des conflits au Moyen-Orient, notamment en Iran, a provoqué une flambée des prix du pétrole, atteignant plus de 100 dollars le baril. Cette hausse impacte non seulement le coût de l’essence, qui a dépassé la moyenne de 4 dollars le gallon aux États-Unis, mais également le marché des plastiques. Les plastiques, qui représentent environ 5 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone, dépendent fortement des produits pétroliers, rendant leur production vulnérable aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement. En effet, le naphte, un composant clé dérivé du pétrole, est essentiel à la fabrication de nombreux plastiques. Le Moyen-Orient produit environ 20 % du naphte mondial, avec une augmentation de 50 % des prix en Asie au cours du dernier mois. Des entreprises comme le plus grand fournisseur de bouteilles d’eau en Inde ont déjà annoncé des hausses de prix de 11 %, en raison d’une augmentation des coûts des emballages de plus de 70 %. Les jouets pourraient également connaître une hausse de prix significative cette saison des fêtes, alors que les fabricants s’efforcent de faire face aux préoccupations liées à la chaîne d’approvisionnement. Selon un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), un résident américain a utilisé en moyenne plus de 250 kg de nouveaux plastiques en 2019, un chiffre colossal par rapport à la moyenne mondiale de 60 kg. Si les disruptions persistent, les consommateurs américains risquent de ressentir ces effets de manière particulièrement aiguë.