Le gazon synthétique, qui émerge sur les terrains de sport, suscite des inquiétudes environnementales. Les voix s’élèvent pour dénoncer ses impacts sur la santé et la biodiversité.
Dans un contexte où le réchauffement climatique amène des discussions sur l’utilisation des ressources, le gazon synthétique est au cœur d’un débat intense. Au printemps 2023, l’Université Cornell a débuté des travaux sur un nouveau terrain de hockey, marquant le début d’un projet de 70 millions de dollars visant à étendre les espaces récréatifs. Ce projet inclut l’installation de près de 250 000 pieds carrés de gazon synthétique, souvent appelé ‘astroturf’, qui, selon les responsables de l’université, devrait soutenir un campus ‘promouvant la santé’. Cependant, des critiques, comme Yayoi Koizumi, militante écologiste, dénoncent l’impact environnemental de ces infrastructures. Elle souligne que ce gazon, fait de plastique, recouvre un sol vivant et pourrait contribuer à la fragmentation des déchets en microplastiques. Les partisans du gazon synthétique avancent qu’il est plus économique et résistant, nécessitant moins d’eau et d’entretien que le gazon naturel, ce qui le rend attrayant pour les établissements scolaires cherchant à renforcer leurs programmes sportifs. Néanmoins, des études mettent en lumière des risques potentiels pour la santé, notamment la présence de substances chimiques persistantes, comme les PFAS, et l’utilisation de pneus recyclés dans le rembourrage, ce qui pourrait également poser des dangers pour les utilisateurs. En outre, ces terrains synthétiques doivent être remplacés tous les dix ans, générant ainsi une quantité significative de déchets plastiques. Le débat autour du gazon synthétique dépasse la simple question d’esthétique et d’entretien, soulevant des préoccupations profondes concernant la durabilité et les conséquences environnementales à long terme.