Avec l’adoption croissante des agents IA au sein des entreprises, un fossé se creuse entre ambition et réalité. Alors que 85 % des organisations souhaitent devenir agentiques d’ici trois ans, 76 % affirment que leurs infrastructures actuelles ne soutiennent pas ce changement.
L’émergence rapide de l’IA agentique dans le monde des affaires soulève des défis majeurs pour les organisations. Selon une étude, bien que 85 % des entreprises souhaitent intégrer ces agents au cours des trois prochaines années, 76 % d’entre elles estiment que leur infrastructure actuelle ne peut pas soutenir ce changement. Ce constat met en lumière un manque de préparation en termes de personnel, de processus et de flux de travail. Prasun Shah, CTO mondial de PwC UK Consulting, souligne que beaucoup d’organisations ajoutent des agents IA sur des opérations existantes au lieu de réimaginer leur modèle opérationnel. Cela revient à appliquer des solutions temporaires, comme du « ruban adhésif », à un modèle qui montre déjà des signes de faiblesse. Cette approche pourrait empêcher les entreprises de tirer pleinement parti de la valeur que ces agents peuvent offrir, créant ainsi des situations de désillusion. Les agents IA ont la capacité d’exécuter des flux de travail complets avec peu d’intervention humaine, ce qui permettrait d’accélérer les processus d’affaires de 30 à 50 % et de réduire le temps consacré à des tâches à faible valeur ajoutée de 25 à 40 % lorsqu’ils sont déployés à grande échelle. Cependant, cette capacité s’accompagne d’une complexité accrue et de la nécessité d’un changement à l’échelle de l’entreprise. En réponse à ce défi, la plateforme d’IA Ema a introduit le terme de transformation agentique des affaires (ABT) pour décrire ce processus de changement. Le CEO d’Ema, Surojit Chatterjee, affirme qu’aucun vocabulaire existant ne capture l’ampleur de cette transformation. Alors que la transformation numérique et l’ajout d’intelligence artificielle à des processus existants n’étaient qu’une étape, l’ABT représente une intégration des agents IA au sein même de l’organisation. Selon Shah, ce terme pousse les entreprises à repenser leur modèle opérationnel, leurs flux de travail, leurs droits décisionnels et leurs systèmes de gestion de la performance. L’ABT repose sur trois piliers : la technologie de l’organisation, sa main-d’œuvre et les métriques de succès. En intégrant ces agents comme un élément fondamental de leur structure, les entreprises peuvent transformer leurs opérations et maximiser la valeur créée par l’IA agentique.